Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : cohérent si tu sais ce que tu achètes
Design et encombrement : compact mais pas si léger que ça
Matériaux et finition : du correct, sans plus
Durabilité et entretien : ça tient, à condition de ne pas le maltraiter
Cuisson et chauffe : efficace, avec quelques limites
Fonctions et prise en main : simple, presque trop
Points Forts
- Montée en température rapide et cuisson correcte pour un mini-four 14 L
- Utilisation très simple : trois boutons, minuterie avec arrêt automatique, voyant « four prêt »
- Format compact adapté aux petites cuisines ou comme four d’appoint
Points Faibles
- Capacité limitée et répartition de chaleur pas parfaite, surtout pour des plats un peu grands
- Accessoires fournis minimalistes et peu d’informations sur les pièces détachées
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | De'Longhi |
| Numéro de modèle | 0118444207 |
| Couleur | Blanc |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 51 x 25,5 x 40 cm; 2,5 kilogrammes |
| Volume | 14 Litres |
| Voltage | 220 Volts |
| Fonction arrêt automatique | Oui |
| Autonomie | 1 minute |
Un petit four pour remplacer le gros ?
J’ai pris ce De Longhi EO14552.W parce que je voulais un petit four d’appoint, histoire de ne pas allumer le gros four pour deux tartines ou une petite pizza. 14 litres, ça reste compact, et sur le papier il a l’essentiel : trois fonctions (traditionnel, grill, maintien au chaud), thermostat jusqu’à 220 °C, minuterie, arrêt automatique. Rien de fou, mais ça coche les cases pour un usage quotidien simple. Je l’ai utilisé pendant plusieurs semaines, quasiment tous les jours pour le petit-déj et le soir pour réchauffer ou gratiner.
Concrètement, je l’ai mis dans une petite cuisine où chaque centimètre compte. Sa taille (en gros 51 x 25,5 x 40 cm) passe sur un plan de travail sans tout bloquer, même si en profondeur il prend un peu plus de place que ce que j’imaginais en regardant juste les photos. Je l’ai branché sur une simple prise, pas besoin de prise spéciale, c’est du 220 V classique. Les 1400 W, tu les sens : ça chauffe plutôt vite pour un mini-four, surtout comparé à certains modèles bas de gamme qui mettent trois plombes à atteindre 200 °C.
Au début, je l’ai surtout testé sur des trucs basiques : toast, gratin de pâtes, nuggets, petits plats préparés, pizza individuelle. L’idée, c’était vraiment de voir si, au quotidien, ça pouvait remplacer le micro-ondes et éviter d’utiliser le gros four. Globalement, il s’en sort bien pour ce type d’usage. Il n’est pas fait pour cuisiner un poulet entier ou un gros gâteau à étages, il ne faut pas rêver, mais pour 1 à 2 personnes, ça tient la route.
Par contre, tout n’est pas parfait. Il y a des petites limites liées à la taille intérieure et à la façon dont la chaleur se répartit. On apprend vite à adapter les temps de cuisson et à monter un peu la température pour certaines recettes. Si tu cherches un four principal pour une famille de quatre, ça va être juste. Si tu veux un mini-four simple, pour un studio, un petit couple ou comme four d’appoint, là ça commence à avoir du sens.
Rapport qualité-prix : cohérent si tu sais ce que tu achètes
Sur le rapport qualité-prix, tout dépend de ce que tu attends d’un mini-four. Ce modèle DeLonghi n’est pas le moins cher du marché, clairement. Tu trouves des mini-fours 14–20 L à des tarifs plus bas chez des marques de distributeur ou des marques moins connues. Par contre, la plupart de ces modèles-là sont moins bien finis, chauffent moins régulièrement, ou vieillissent plus vite. Là, tu paies un peu la marque, mais aussi une construction globalement plus sérieuse et une chauffe plus fiable.
En pratique, pour un usage quotidien simple (réchauffer, gratiner, petites cuissons), il offre un bon compromis. Pas de fonctionnalités gadgets, pas d’écran tactile, pas de 15 programmes automatiques que tu n’utiliseras jamais. C’est un appareil qui fait le job sans se compliquer la vie. Si tu compares à des mini-fours plus gros avec chaleur tournante, tournebroche, etc., forcément, ce DeLonghi paraît limité. Mais ce n’est pas le même usage, ni le même encombrement. Lui, il vise clairement ceux qui ont peu de place et des besoins assez basiques.
Pour moi, le rapport qualité-prix est correct à bon si tu le trouves à un tarif raisonnable (souvent en promo sur les sites type Amazon). Au prix plein, ça se discute un peu plus, surtout vu la taille (14 L, ça reste petit) et le peu d’accessoires. Si tu cuisines souvent pour trois ou quatre personnes, tu risques de vite le trouver trop juste, et là il vaut mieux mettre un peu plus pour un modèle plus grand avec chaleur tournante.
En résumé : si tu cherches un mini-four compact, simple, d’une marque fiable, pour un studio, une petite cuisine ou comme four d’appoint, le prix se tient. Si tu veux un four principal polyvalent pour toute la famille, ce n’est pas le bon plan, et tu auras l’impression de payer cher pour un appareil trop limité. Faut juste bien poser ton besoin avant de sortir la CB.
Design et encombrement : compact mais pas si léger que ça
Sur le design, on est clairement sur un look assez classique DeLonghi en blanc, avec une porte vitrée et trois grosses poignées en façade. Ce n’est pas moche, ce n’est pas spécialement stylé non plus, ça passe dans la plupart des cuisines sans jurer. Si tu as déjà des appareils blancs, il s’intègre bien. Si ta cuisine est plutôt inox/noir, ça fera un peu plus « vieux four » mais rien de dramatique. Le côté positif, c’est qu’il ne fait pas gadget : on voit que c’est un vrai appareil de cuisson, pas un grille-pain amélioré.
Les dimensions annoncées (51 x 25,5 x 40 cm) peuvent surprendre. 14 litres, ça laisse penser à un truc minuscule, mais en vrai, il prend quand même un peu de place en largeur et en profondeur. Sur un petit plan de travail, il faut bien mesurer avant. Perso, je l’ai mis dans un coin, et il dépasse un peu, donc j’ai dû le reculer au maximum contre le mur, en laissant quand même de l’espace pour la ventilation. C’est un point à garder en tête : même si c’est un mini-four, ça reste un appareil qui chauffe fort, donc il ne faut pas le coller à tout et n’importe quoi.
La poignée de porte est assez large, avec un insert en caoutchouc. Ça paraît anodin, mais c’est plutôt pratique : ça ne glisse pas, même avec les mains un peu humides, et ça ne chauffe pas. La porte est de type « déroulante » vers le bas, comme un four classique. Là-dessus, rien à redire, c’est stable, et tu peux poser un plat à moitié dedans pour le sortir tranquillement. Le double vitrage aide aussi à limiter la chaleur sur la face externe, même si, soyons clairs, ça reste chaud en pleine cuisson, donc on évite de laisser les mains des enfants traîner dessus.
Un petit détail qui m’a un peu agacé : le poids annoncé (2,5 kg) me paraît franchement optimiste. En main et sur le plan de travail, il a l’air plus lourd que ça. Ce n’est pas une brique non plus, mais ce n’est pas le genre de truc que tu vas déplacer tous les jours si ta cuisine est petite. Il vaut mieux lui trouver une place fixe. Globalement, niveau design, c’est du fonctionnel, pas de fioritures : ça fait le job, ça ne fait pas rêver, mais on ne lui demande pas d’être une pièce de déco.
Matériaux et finition : du correct, sans plus
Niveau matériaux, on est sur quelque chose de cohérent avec la gamme de prix. La porte est en verre trempé double vitrage, ce qui est rassurant pour la sécurité et la tenue de la chaleur. Tu sens que ce n’est pas du plastique cheap. La poignée avec insert en caoutchouc est un des points que j’ai bien aimés : bonne prise en main, pas de sensation de brûlure, même après 30 minutes de cuisson à 220 °C. C’est typiquement le genre de détail qu’on ne regarde pas en fiche produit, mais qui fait la différence en usage réel.
L’intérieur est annoncé en « Durastone II ». En pratique, c’est un revêtement lisse qui se nettoie plutôt facilement. Quand il y a eu des coulures de fromage ou de sauce tomate, un coup d’éponge avec un peu de produit vaisselle et ça part, tant que tu ne laisses pas cuire la tache pendant dix utilisations. Ce n’est pas un revêtement miracle non plus : si tu fais vraiment cramer un plat, il faudra frotter un peu. Mais pour un mini-four de ce type, c’est dans la bonne moyenne.
Le châssis extérieur est en métal avec une finition blanche polie. Ça fait sérieux, mais ça marque un peu les traces de doigts et les petites éclaboussures de graisse. Si tu cuisines souvent, tu vas vite voir les taches autour de la porte et sur les côtés. Rien de tragique, un coup de chiffon microfibre règle le problème, mais il faut l’entretenir régulièrement si tu veux qu’il reste propre. Je n’ai pas noté de déformation ou de jeu dans la structure, même après plusieurs chauffes successives.
Les accessoires fournis, par contre, font un peu basiques. La grille est correcte, mais pas ultra épaisse. Ça tient le coup pour des plats légers, mais je ne m’amuserais pas à poser un plat en fonte très lourd dessus. Le plateau ramasse-miettes est pratique pour garder le fond du four propre, mais il est assez fin. Il faut l’enlever et le remettre doucement pour ne pas le tordre. Globalement, les matériaux sont adaptés à un usage normal, mais si tu cherches quelque chose de très costaud pour cuisiner lourd tous les jours, tu trouveras plus robuste, mais plus cher aussi.
Durabilité et entretien : ça tient, à condition de ne pas le maltraiter
Côté durabilité, je n’ai pas plusieurs années de recul, mais après plusieurs semaines d’utilisation assez intensive (quasi tous les jours), le four tient bien la route. Les boutons n’ont pas pris de jeu, la porte ferme toujours correctement, et le joint ne montre pas de signe de fatigue. Le double vitrage ne s’est pas opacifié et il n’y a pas de condensation coincée à l’intérieur, ce qui arrive parfois sur des modèles plus bas de gamme. Pour l’instant, rien ne laisse penser que ça va se dégrader rapidement, mais ça reste à confirmer sur le long terme.
Pour l’entretien, c’est plutôt simple si tu t’y prends régulièrement. Le plateau ramasse-miettes est accessible par l’avant, tu le tires, tu vides les miettes et les résidus, tu passes un coup d’éponge, et c’est reparti. L’intérieur en Durastone II se nettoie bien tant que tu ne laisses pas les taches s’incruster pendant des semaines. Quand j’ai fait déborder un gratin, j’ai attendu que le four refroidisse, j’ai passé une éponge avec un produit dégraissant léger, et en deux passages c’était propre. Le seul truc un peu pénible, c’est les coins, comme sur tous les mini-fours.
Le point faible, c’est l’absence d’info claire sur les pièces détachées. Sur la fiche, c’est marqué « information indisponible ». Ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien, mais ça ne rassure pas non plus si tu veux garder ton appareil dix ans. Typiquement, si la poignée casse ou si la porte a un souci, ce serait bien de pouvoir commander la pièce facilement. Là, tu ne sais pas trop à quoi t’attendre. Après, DeLonghi est une marque assez connue, donc on peut espérer un minimum de suivi, mais ce n’est pas garanti noir sur blanc.
En usage normal (pas de surcharges, pas de plats trop lourds sur la grille, pas de nettoyage à la spatule métallique), je pense qu’il peut tenir plusieurs années sans souci majeur. Ce n’est pas un four professionnel, il ne faut pas le traiter comme tel. Pour un étudiant, un couple ou comme four secondaire dans une maison, la durabilité semble correcte. Mais si tu cuisines lourd tous les jours, plusieurs heures, tu risques de toucher les limites plus vite.
Cuisson et chauffe : efficace, avec quelques limites
Sur les performances, c’est là que ce mini-four montre ce qu’il sait faire. Pour tout ce qui est réchauffage, gratin, petits plats surgelés, nuggets, quiches, il s’en sort franchement pas mal. Les 1400 W suffisent largement pour ce volume de 14 litres. Le four monte assez vite à 200–220 °C, et la petite lumière « four prêt » aide à savoir quand enfourner. Comparé à un vieux mini-four que j’avais avant (marque de supermarché), la différence de temps de chauffe est nette : là où l’ancien mettait 15 minutes à être chaud, celui-ci est prêt nettement plus vite.
Pour la cuisson traditionnelle, la chaleur est globalement correcte, mais pas parfaite. Sur une pizza individuelle ou un petit gratin, j’ai remarqué que l’arrière avait tendance à dorer un peu plus vite que l’avant. Rien de dramatique : tu tournes le plat à mi-cuisson et c’est réglé. Il faut juste prendre l’habitude. Sur des gâteaux type cake ou muffins, ça marche, mais il faut bien surveiller, parce que la chaleur venant surtout du bas et du haut peut faire brunir un peu trop la croûte si tu pousses trop la température. Perso, je baisse un peu (vers 180 °C) et je rallonge le temps, et là ça passe bien.
Le mode grill est utile pour gratiner du fromage sur des pâtes, finir une lasagne, ou dorer des tartines. Par contre, comme souvent avec ce type de petit four, le grill est assez direct. Si tu mets la grille trop près du haut, tu peux cramer le dessus vite fait. Il faut donc rester dans le coin les premières fois pour trouver le bon réglage. Pour faire des toasts ou des tartines façon croque-monsieur ouvert, c’est très correct, ça grille bien, mais ce n’est pas aussi homogène qu’un vrai grille-pain dédié.
Le maintien au chaud, je l’ai utilisé quelques fois pour garder un plat à température le temps que tout le monde soit à table. Ça évite de recuire le plat, mais ça a tendance à dessécher un peu les aliments si tu laisses trop longtemps. Là encore, ce n’est pas un four de restaurant, faut rester raisonnable. Globalement, pour un usage quotidien simple, la performance est bonne. Il ne faut juste pas s’attendre à la précision d’un four encastrable haut de gamme. Tu ajustes, tu apprends à le connaître, et après quelques essais tu arrives à des résultats tout à fait satisfaisants pour la taille de l’appareil.
Fonctions et prise en main : simple, presque trop
Sur la présentation générale, on est sur un appareil assez basique, et ce n’est pas forcément un défaut. Tu as trois boutons rotatifs en façade : un pour la température (100 à 220 °C), un pour la fonction (cuisson traditionnelle, grill, maintien au chaud) et un pour la minuterie. Pas d’écran digital, pas de programme automatique, pas de mode pizza ou pâtisserie avec des noms compliqués. Tu tournes, ça chauffe, fin de l’histoire. Pour quelqu’un qui veut un truc simple, c’est plutôt un bon point.
La minuterie va jusqu’à 120 minutes, ce qui est largement suffisant pour des cuissons classiques dans un mini-four de 14 L. En pratique, j’ai surtout utilisé entre 10 et 40 minutes. Le minuteur fait un clic mécanique, donc tu entends qu’il tourne. À la fin, tu as une sonnerie assez classique de vieux minuteur de cuisine. On aime ou pas, mais au moins tu sais quand c’est terminé. Il y a aussi un arrêt automatique : quand le temps est fini, le four coupe. Ça évite de cramer un plat si tu l’oublies, même si ça n’empêche pas totalement les bords de gratin de sécher si tu as visé trop long.
Tu as aussi une petite lumière « four prêt » qui s’allume quand la température est atteinte. En vrai, c’est pratique : tu ne te poses pas mille questions, tu attends que ça s’allume et tu enfournes. Par contre, l’intérieur n’est pas éclairé pendant la cuisson, donc si ta cuisine est un peu sombre, tu ne vois pas toujours bien l’avancement sans ouvrir la porte. Pour suivre un gratin ou une pizza, j’aurais bien aimé une vraie lumière interne.
Niveau accessoires, c’est très minimal : une grille et un plateau ramasse-miettes. Pas de plat profond, pas de lèchefrite costaud, pas de plaque de cuisson dédiée. Ça veut dire que pour certaines recettes (légumes rôtis, poissons, gâteaux), tu dois utiliser tes propres plats qui rentrent dans le four. Ce n’est pas dramatique, mais il faut le savoir : sur d’autres mini-fours, tu as parfois un peu plus d’accessoires fournis. Là, DeLonghi a fait le service minimum, ce qui colle un peu à l’esprit de l’appareil : simple, sans extras.
Points Forts
- Montée en température rapide et cuisson correcte pour un mini-four 14 L
- Utilisation très simple : trois boutons, minuterie avec arrêt automatique, voyant « four prêt »
- Format compact adapté aux petites cuisines ou comme four d’appoint
Points Faibles
- Capacité limitée et répartition de chaleur pas parfaite, surtout pour des plats un peu grands
- Accessoires fournis minimalistes et peu d’informations sur les pièces détachées
Conclusion
Note de la rédaction
Globalement, ce De Longhi EO14552.W est un mini-four qui fait ce qu’on lui demande : chauffer, cuire et gratiner des petites quantités sans prise de tête. Il est simple à utiliser, chauffe correctement, et sa taille de 14 litres convient bien à un usage pour une ou deux personnes, ou comme four d’appoint. J’ai bien aimé la poignée qui ne chauffe pas, le thermostat clair, la minuterie avec arrêt automatique et le revêtement intérieur qui se nettoie plutôt facilement. On sent que ce n’est pas un gadget, mais un vrai petit four pensé pour être utilisé au quotidien.
Par contre, il ne faut pas lui demander ce pour quoi il n’est pas fait. La capacité est limitée, la chaleur n’est pas aussi homogène qu’un grand four avec chaleur tournante, les accessoires sont basiques, et on n’a pas d’info claire sur les pièces détachées. Si tu cuisines beaucoup, pour plusieurs personnes, ou que tu veux faire souvent de la pâtisserie sérieuse, tu risques de te sentir vite à l’étroit. Dans ce cas, autant partir sur un modèle plus grand, quitte à prendre un peu plus de place sur le plan de travail.
Pour résumer : bon petit four pour un studio, un étudiant, un couple ou comme solution d’appoint dans une cuisine déjà équipée. Si ton objectif, c’est un four principal pour toute la maison, passe ton chemin, ce n’est pas le bon candidat. Mais si tu veux un appareil compact, simple et globalement fiable, et que tu acceptes ses limites, ça reste un choix cohérent et plutôt satisfaisant au quotidien.